AMICALE DES PLAISANCIERS de PENVENAN

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LES BREVES 2010:
 

MORTEL PIPI

 

Sous ce titre digne d’un roman policier le « Quotidien du Médecin », reprenant un article du « British médical journal »daté du 24 octobre 2009, évoque la vie du docteur John Macleod (1935-2009) médecin comme son père à North Leist, îlot de l’archipel des Hébrides  à l’ouest de l’Ecosse.

Au cours de l’examen médical légal des noyés, frappé par le fait que certains de ceux ci avaient  la braguette ouverte, on en conclut que nombre de ces noyés, souvent de jeunes pêcheurs, étaient morts pour avoir fait pipi par-dessus la bastingage.

Viscéralement attaché à son île et à ses habitants il mena campagne pendant plus de vingt ans pour que les armateurs équipent les marins d’un système de sauvetage individuel. Faute de celui-ci amis pêcheurs et plaisanciers méfiez vous du roulis, craignez la vague imprévue, n’hésitez pas à demander à un équipier de crocher votre ceinture et si vous êtes seul renoncez à l’appel du bastingage et utilisez la moque, le seau ou n’importe quel autre récipient du bord.

 

Gilbert SENECHAL, Professeur Honoraire du Collège de Médecine et… médecin breveté de la marine marchande

 

 

Armement et sécurité:

Arrêté du 4 décembre 2009 modifiant l’arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires (divisions 240 et 333)

 

Il convient de retenir les points suivants :

 

L’article 240-3.07 Matériel côtier « Matériel d’armement et de sécurité basique » est modifié comme suit :

Þ - le§7 est remplacé par :  « un dispositif permettant le remorquage (point d’accroche et bout de remorquage) sauf pour les planches à voile et aérotractées »

Þ - le§8 est remplacé par : « une ligne de mouillage appropriée. Toutefois, les navires dont la capacité d’embarquement est inférieure à 5 adultes peuvent être dispensés de ce dispositif, sous la responsabilité du chef de bord »

 

L’article 240-3.08 devient :

le matériel d’armement et de sécurité côtier comprend les éléments suivants

Þ 1 -  le matériel d’armement et de sécurité basique

Þ 2 -  un dispositif de repérage et d’assistance pour personne tombée à l’eau conforme aux dispositions de l’article 240-3.15, ce dispositif n’est toutefois pas obligatoire dans l’une des situations suivantes :

Þ  Chaque membre de l’équipage porte un équipement individuel de flottabilité ou une combinaison de protection lorsque le navire fait route

Þ  La capacité d’embarquement du navire est inférieure à 5 adultes

Þ  Le navire est un pneumatique ou un semi rigide

Þ 3 - trois feux rouges automatiques à main conformes aux dispositions de la division 311 du règlement

Þ 4 -  un miroir de signalisation

Þ 5 -  un compas magnétique fixé temporairement ou en permanence au navire et visible depuis le poste de conduite, conforme aux normes ISO 613,ou ISO 10316, ou ISO 14227

Þ 6 - la ou les cartes marines, ou encore leurs extraits, officiels ou élaborés à partir des informations d’un service hydrographique national. Elles couvrent les zones fréquentées sont placées sur support papier ou électronique et sont tenues à jour,

Þ 7 - le règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM) ou un résumé textuel et graphique, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes

Þ 8 - un document décrivant le système de balisage de la zone fréquentée, éventuellement sous forme de plaquettes autocollantes

Þ  

L’article 240-3.09 Matériel hauturier est modifié comme suit :

- le§10 est remplacé par « un harnais et une longe (ou sauvegarde) à bord des navires non voiliers »

- le§11 est remplacé par « un harnais et une longe (ou sauvegarde) par personne à bord des voiliers »

 

Sont également à prendre en compte et à connaître en priorité les articles 13 à 16 de ce nouvel arrêté :

- 13 « dérogations au matériel d’armement et de sécurité »

- 14 « caractéristiques des équipements individuels de flottabilité »

- 15 « caractéristiques des radeaux pneumatiques de sauvetage »

- 16 « caractéristiques de la trousse de secours »

 

L’ensemble de ces articles sont visibles sur Internet en consultant le JORF n°0005 du 7 janvier 2010.

  

Informations transmises par notre ami JP Debailleul

 


 Les Brèves 2009

 

Amis plaisanciers

Vérifiez vos mouillages, particulièrement à Buguélès, cela vous évitera la mésaventure de notre amis Gérard Charlierdont le bateau à rompu les amarres le 26 avril 2009 et qui a eu la «chance» de bénéficier de l’aide d’un véliplanchiste qui a réussi à mouiller son ancre en baie de Gouermel, avant que celui-ci ne talonne les rochers, avec les conséquences que vous pouvez imaginer.

Nous faisons notre possible pour retrouver ce dernier pour le remercier comme il se doit.

Un grand merci aussi à Hervé Le Thomas et Alain Hernotte qui ont ramené le bateau au port.


Soyons vigilants,

Les prédateurs sévissent à nouveau!

De retour d’une partie de pêche, l’un n’a pas retrouvé son annexe (avec moteur) sur son mouillage, l’autre a vu disparaître sa bouée de mouillage qu’il avait tout particulièrement équipée.

Les intéressés se reconnaîtront.


 

 
 

La pêche à pied 2009  dans les Côtes d’Armor


La pêche à pied, les marées, sont des passions qu’on aime partager et dont on parle toujours.

Le pêcheur à pied est un maillon important de la chaîne écologique, il se doit de bien gérer les richesses que la nature met à sa disposition.

La fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France a édité et distribué sur l’ensemble du territoire un «guide des bonnes pratiques de toutes les pêches en mer ...» qui rappelle l’ensemble des règles permettant de pratiquer cette pêche en sécurité et en respectant les règlementations en vigueur.

Il semble important à la veille d’une «journée de l’estran» programmée le 24 juillet 2009 de rappeler un certain nombre de règles et de principes à respecter.


La marée

Mouvement perpétuel du niveau des eaux qui naît de l’attraction de la lune et du soleil n’agit pas de la même façon sur toutes les mers du globe. Il y a, en France deux aller et retour de marée par 24h et 50 minutes. La mer est attirée dans son mouvement descendant (le reflux) pendant six heures, stable pendant environ 20 minutes à l’étale de basse mer elle reprend son cycle pendant six nouvelles heures. Il y a les mortes eaux (plus petit coefficient) et les vives eaux (plus fort coefficient).

Comme il existe tout un monde sur les rochers découverts, formé d’animalcules et d’éléments microscopiques il faut absolument préserver ce petit univers en remettant les pierres et les algues dans la position ou nous les avons trouvés.

L’équipement (vêtements et matériel)

La plupart de nos adeptes ne s’est jamais résigné à jeter un vêtement usagé «on le mettra pour faire les marées».

L’habillement de base est le suivant : bottes, jean, pull ou K Way, bob, ou bonnet...

La pêche à pied est une activité peu coûteuse, à la portée de toutes les bourses, pour ce qui concerne le matériel :

Une hotte (en osier ou en matière plastique) se portant de préférence en bandoulière, un crochet de fer long d’un mètre maximum, un filet que les anciens(particulièrement les Normands) appelaient «bouquetout», une gaffe qu’il convient de confectionner soi-même (à base de fil de fer et et d’un très gros hameçon).

Les coquillages

La coque

Certainement le coquillage le plus facile à pêcher. Ce bivalve se reconnaît facilement à sa forme bombée et aux stries marquées ornant ses valves, sa couleur peut varier selon les fonds ou elle s’ensable. Pour les enfants (voire les adultes !) l’idéal est de repérer les traces en repérant les brillances de de leurs friselis de chairs qui obstruent les dentelures de leurs coquilles à peine ouvertes.

Les couteaux

Cette pêche se pratique aux plus faibles marées. On reconnaît facilement les ensablements de couteaux aux trous qu’ils ont marqué sur le sable (ressemblant, à des trous de serrure), plusieurs techniques permettent cette pêche :

- la baleine de parapluie dont on a pris soin de recourber l’extrémité en crochet que l’on enfonce dans les trous repérés,

-la méthode consistant à verser un peu de sel sur le trou en attendant que le coquillage sorte lui-même du sable (il croit que la mer monte!).

Les palourdes

Se pêchent au grattoir, à la fourchette ou au couteau, leur présence est décelée au jet d’eau qu ‘elles lancent comme la plupart des bivalves.

Les praires

On les trouve à marée basse sur les bancs de sable reliant les îlots proches du littoral, il faut malheureusement des coefficient supérieurs à 100 pour que la quête soit fructueuse.

 Le homard

Nos anciens se sont quasiment appropriés des «trous» vers lesquels ils se précipitent dès avant le bas de l’eau., après avoir repéré le trou, engager la gaffe, si des «flop/flop» se font entendre c’est que le homard est là! Après ce n’est plus qu’une question de dextérité. Il est souhaitable de remettre à l’eau (bien que cela fasse mal au cœur ) les femelles grainées, elles sont la garantie de la pérennité de l’espèce.

Le congre

Se trouve fréquemment en compagnie d’un homard dans le même trou, attention à sa mâchoire qui peut occasionner de sérieuses estafilades

Les anguilles

L’araignée de mer

Se pêche de mai à juin dans les algues ou tout près des plateaux de rochers.

Autres espèces :

La seiche, le calmar les vieilles, les poulpes, les gobies, le crabe vert, les ormeaux, les moules, les pétoncles, les huîtres,les bigorneaux..

Pour une pêche responsable :

- respectez l’environnement, remettez les pierres retournées dans leur position initiale,

- ne prélevez que ce dont vous avez besoin pour votre consommation familiale.

Pendant la pêche :

- évitez d’utiliser des sacs plastiques afin que l’eau puisse s’évacuer,

- séparez les crustacés dans des compartiments ou des paniers différents,

- méfiez vous de certains animaux : anémones, méduses, vives, raies,

- abstenez vous de ramasser les coquillages fouisseurs (praires, coques, palourdes) posés sur le sable, ils peuvent être malades.

Après la pêche :

- lavez votre pêche à l’eau de mer,

- transportez et conservez au frais (soit dans des algues fraîches, soit en récupérant de l’eau de mer pour faire dégorger vos coquillages pendant au moins 24h).


La réglementation :

Prenez connaissance de la réglementation en vigueur dans votre zone (elle n’est malheureusement pas la même partout) ainsi que des tailles règlementaires des espèces, des périodes de fermeture pour certaines espèces, des zones de pêche.



 Les Brèves 2008


 
 
 
ACCES DE JOUR AU PORT-BLANC

Les « pratiques » (les autoch tones , les indigènes, les habitués…) n’ont aucun problème pour franchir les passes de l’entrée du Port-Blanc.. Mais les visiteurs occasionnels doivent faire leur approche en suivant un alignement à 150° créé par le feu du Port et l’amer du Moulin de la Comtesse.
Or, il se trouve que l’amer du Moulin de la Comtesse est masqué par une épaisse végétation qui, pour des raisons liées à l’environnement ne peut être éradiquée.

La Subdivision des Phares et Balises a étudié une alternative au balisage existant qu’elle a proposé à une Commission composée à 80% de membres du Bureau de l’APP.( On soulignera ici l’esprit remarquable de concertation de cette Administration et l’honneur ainsi rendu à notre Amicale en reconnaissant sa notoriété et la pertinence de ses avis)

Les travaux de cette Commission ont abouti aux propositions suivantes :
Suppression de jour de l’alignement à 150°.
Mise en place de 2 espars latéraux babord (rouge) sur Malouisan et sur Men Guenn qui formeront avec l’espar Roc’h Ruz déjà en place un alignement babord d’entrée dans le port. ( le rocher très accore du Château Neuf nous dispense d’un balisage tribord).
Le déclassement des amers (pains de sucre blanc) de Château Neuf et de Saint Gildas.
Sur proposition de l’APP, la Commission a accepté en outre de suggérer l’installation d’une bouée cardinale nord au nord du Plateau du Four, ceci afin d’éviter aux néophytes de trop dériver sur les cailloux.

Les trois premières propositions sont assurées d’un financement par l’Etat.
En revanche, la quatrième, fort onéreuse, est conditionnée à l’obtention d’un financement complémentaire.
Les travaux devraient intervenir dès 2008.
 
INFORMATIONS FEDERALES

Notre Fédération ( la FNPPSF) a bien travaillé
.Tandis que nous jouissions, cet été, de nos vacances bien méritées, 2 décrets ministériels, très importants ont paru au Journal Officiel.

LE DECRET 2007-1317.
Relatif à l’exercice de la pêche maritime de loisir, il donne enfin raison à nos légitimes revendications. Retenez que maintenant ;
1.Nous avons la possibilité de mouiller SOIT un trémail de 50 m, SOIT un filet droit de même longueur.( les allergiques au démaillage des pelotes de nylon apprécieront !)
Bien entendu vous éviterez de mouiller les 2 filets ensemble au cours d’une même marée.

2 .Il n’y a plus de limites au nombre de lignes grées à bord du bateau, mais nous ne pourrons, toutefois, mettre en pêche QUE 12 hameçons à la fois. Par ailleurs, par « hameçon » il faut entendre un « leurre » : ainsi un triplex, une turlute…ne compte que pour un hameçon.

LE DECRET 2007-1167.
Relatif au permis de conduire les bateaux de plaisance à moteur, ce décret conforte notre système associatif dans le rôle qu’il joue pour l’éducation et la formation des pêcheurs plaisanciers. (Lire sur ce sujet l’article très documenté de la page…)


Si nous ajoutons à ces 2 décrets notre opposition farouche à un éventuel permis de pêche (la pétition nationale a remporté un franc succès), nul ne peut contester maintenant que l’adhésion à la FNPPSF est une ardente obligation. Puissent les réfractaires s’en convaincre enfin !