La pêche à pied 2009 dans les Côtes d’Armor
La pêche à pied, les marées, sont des passions qu’on aime partager et dont on parle toujours.
Le pêcheur à pied est un maillon important de la chaîne écologique, il se doit de bien gérer les richesses que la nature met à sa disposition.
La fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France a édité et distribué sur l’ensemble du territoire un «guide des bonnes pratiques de toutes les pêches en mer ...» qui rappelle l’ensemble des règles permettant de pratiquer cette pêche en sécurité et en respectant les règlementations en vigueur.
Il semble important à la veille d’une «journée de l’estran» programmée le 24 juillet 2009 de rappeler un certain nombre de règles et de principes à respecter.
La marée
Mouvement perpétuel du niveau des eaux qui naît de l’attraction de la lune et du soleil n’agit pas de la même façon sur toutes les mers du globe. Il y a, en France deux aller et retour de marée par 24h et 50 minutes. La mer est attirée dans son mouvement descendant (le reflux) pendant six heures, stable pendant environ 20 minutes à l’étale de basse mer elle reprend son cycle pendant six nouvelles heures. Il y a les mortes eaux (plus petit coefficient) et les vives eaux (plus fort coefficient).
Comme il existe tout un monde sur les rochers découverts, formé d’animalcules et d’éléments microscopiques il faut absolument préserver ce petit univers en remettant les pierres et les algues dans la position ou nous les avons trouvés.
L’équipement (vêtements et matériel)
La plupart de nos adeptes ne s’est jamais résigné à jeter un vêtement usagé «on le mettra pour faire les marées».
L’habillement de base est le suivant : bottes, jean, pull ou K Way, bob, ou bonnet...
La pêche à pied est une activité peu coûteuse, à la portée de toutes les bourses, pour ce qui concerne le matériel :
Une hotte (en osier ou en matière plastique) se portant de préférence en bandoulière, un crochet de fer long d’un mètre maximum, un filet que les anciens(particulièrement les Normands) appelaient «bouquetout», une gaffe qu’il convient de confectionner soi-même (à base de fil de fer et et d’un très gros hameçon).
Les coquillages
La coque
Certainement le coquillage le plus facile à pêcher. Ce bivalve se reconnaît facilement à sa forme bombée et aux stries marquées ornant ses valves, sa couleur peut varier selon les fonds ou elle s’ensable. Pour les enfants (voire les adultes !) l’idéal est de repérer les traces en repérant les brillances de de leurs friselis de chairs qui obstruent les dentelures de leurs coquilles à peine ouvertes.
Les couteaux
Cette pêche se pratique aux plus faibles marées. On reconnaît facilement les ensablements de couteaux aux trous qu’ils ont marqué sur le sable (ressemblant, à des trous de serrure), plusieurs techniques permettent cette pêche :
- la baleine de parapluie dont on a pris soin de recourber l’extrémité en crochet que l’on enfonce dans les trous repérés,
-la méthode consistant à verser un peu de sel sur le trou en attendant que le coquillage sorte lui-même du sable (il croit que la mer monte!).
Les palourdes
Se pêchent au grattoir, à la fourchette ou au couteau, leur présence est décelée au jet d’eau qu ‘elles lancent comme la plupart des bivalves.
Les praires
On les trouve à marée basse sur les bancs de sable reliant les îlots proches du littoral, il faut malheureusement des coefficient supérieurs à 100 pour que la quête soit fructueuse.
Le homard
Nos anciens se sont quasiment appropriés des «trous» vers lesquels ils se précipitent dès avant le bas de l’eau., après avoir repéré le trou, engager la gaffe, si des «flop/flop» se font entendre c’est que le homard est là! Après ce n’est plus qu’une question de dextérité. Il est souhaitable de remettre à l’eau (bien que cela fasse mal au cœur ) les femelles grainées, elles sont la garantie de la pérennité de l’espèce.
Le congre
Se trouve fréquemment en compagnie d’un homard dans le même trou, attention à sa mâchoire qui peut occasionner de sérieuses estafilades
Les anguilles
L’araignée de mer
Se pêche de mai à juin dans les algues ou tout près des plateaux de rochers.
Autres espèces :
La seiche, le calmar les vieilles, les poulpes, les gobies, le crabe vert, les ormeaux, les moules, les pétoncles, les huîtres,les bigorneaux..
Pour une pêche responsable :
- respectez l’environnement, remettez les pierres retournées dans leur position initiale,
- ne prélevez que ce dont vous avez besoin pour votre consommation familiale.
Pendant la pêche :
- évitez d’utiliser des sacs plastiques afin que l’eau puisse s’évacuer,
- séparez les crustacés dans des compartiments ou des paniers différents,
- méfiez vous de certains animaux : anémones, méduses, vives, raies,
- abstenez vous de ramasser les coquillages fouisseurs (praires, coques, palourdes) posés sur le sable, ils peuvent être malades.
Après la pêche :
- lavez votre pêche à l’eau de mer,
- transportez et conservez au frais (soit dans des algues fraîches, soit en récupérant de l’eau de mer pour faire dégorger vos coquillages pendant au moins 24h).
La réglementation :
Prenez connaissance de la réglementation en vigueur dans votre zone (elle n’est malheureusement pas la même partout) ainsi que des tailles règlementaires des espèces, des périodes de fermeture pour certaines espèces, des zones de pêche.